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CD Stéphane Blet

En s’attaquant à l’œuvre de Stéphane Blet, Jean Muller montre des qualités pianistiques et musicales particulièrement fascinantes. Un disque doublement précieux, pour son interprétation et la qualité de son enregistrement.

...L’interprétation proposée par Jean Muller est exceptionnelle. Car s’il possède des moyens pianistiques hors du commun, son imagination est plus grande encore. Cela lui permet de souligner les contrastes les plus violents et de créer un monde sonore qui peut passer sans heurt et sans rupture d’un climat suspendu aux rayonnements voilé d’un soleil hivernal au déchaînement sonore d’une lande traversé par l’orage. Il faut de ce point de vue écouter la Sonate n° 6 « le baiser de Satan », mais également, pour la sensualité du piano, la Suite érotique opus 110, que je trouve finalement assez peu érotique mais diablement grisante.
Pour les amateurs de piano, ce disque est forcément indispensable : il témoigne d’un imaginaire sonore tout à fait exceptionnel que la prise de son, gérée par le pianiste lui-même, restitue à la perfection.

Mathias Heizmann, arte.tv - La sélection CD 20.11.2007

 

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 CD Liszt, Chopin...

Le jeune pianiste Jean Muller qui cumule un nombre impressionnant de premiers et seconds prix de concours internationaux et vient de réaliser son quatrième disque, prouve, si besoin en est encore... l'étendue de son talent et sa grande technicité pianistique. Qu'il interprète des œuvres difficiles comme la sonate en si mineur ou la rhapsodie espagnole de Liszt ou des œuvres plus courtes mais demandant également "un maximum de sens dans un minimum de temps" comme "en cas de succès" de Jean Françaix ou de très courtes œuvres telle "Moment joyeux" (25 secondes) de Walter Civitareale, son énergie débordante et virtuose ne fait aucun doute! Ce qui ne l'empêche pas non plus de faire preuve d'une grande maîtrise poétique dans son interprétation d'œuvres plus romantiques comme la splendide ballade en fa mineur de Chopin ou "Douce petite fille" de Civitareale et "Pour les dames sentimentales" de Jean Françaix.

www.pianobleu.com

 

 

 

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Récital Liszt

Mister Liszt


Jean Muller, maître artificier d’un splendide festival pyrotechnique lisztien
A 27 ans, Jean Muller n’est plus un débutant au talent prometteur. C’est, aujourd’hui, un pianiste accompli, aussi souverainement musicien que virtuose confirmé, une valeur sûre qui tient toutes ses promesses. Ceci étant, du jeune loup il a gardé les dents longues. A savoir ? Un appétit féroce de musique, pardi. Ainsi, le menu festif tout entier dédié à Franz Liszt, dont il a, ce dimanche, gratifié le public festivalier, avait tout d’un festin étouffe-chrétien.

Le voilà qui monte sur l’estrade aménagée dans l’abside de l’église epternacienne SS. Pierre-et-Paul. Son pas est lent, assuré, sa crinière blonde toujours aussi abondante. Muller pose ses mains sur le clavier et attaque la Ballade n° 2 en si mineur. En douceur, piano, et avec une sonorité chatoyante qui, d’entrée de jeu, capte l’attention, avant que ne subjugue la subtilité avec laquelle il déroule le second thème, un motif mélodique, très lyrique. Si cette pièce n’appartient pas au piano le plus connu de Liszt, elle n’en mérite pas moins de figurer au rang de ses chefs-d’œuvre. Deux univers antagonistes s’y affrontent : le monde d’en haut - séraphique, éthéré - et, quelques octaves plus bas, l’abîme souffrant du monde souterrain. En passeur d’émotions qui s’adresse directement au cœur de ses auditeurs, le pianiste autochtone nous conduit avec maestria des ténèbres terrestres à la lumière des sphères célestes.

On reste dans la tonalité de si mineur avec la fameuse Sonate. Monumentale, à la fois somme et opus summum du piano lisztien, elle est une pierre de touche pour tout pianiste qui se respecte. Muller l’interprète, ciselant avec des attentions d’orfèvre le chant, faisant bondir amoureusement le rythme, ricocher les accidents harmoniques et sonner le contrepoint complexe, se jouant au passage avec une aisance stupéfiante des remous de doubles croches qui passent d’une main à l’autre, des vertigineux épisodes en doubles octaves et autres chausse-trapes du même acabit qui rendent cette grande œuvre si périlleuse à jouer. Et dire qu’elle fut si mal accueillie à sa création, tel critique allant jusqu’à écrire qu’elle était « une invite aux sifflets et aux raclements de pieds » !

Chez Jean Muller, un tour de force pianistique peut en cacher un autre. Il en va ainsi de la 11e des 12 Études d’exécution transcendante (Harmonies du soir), la plus célèbre du recueil. La plus envoûtante, aussi, par sa poésie mystique, sa suspension irréelle dans l’instant, au sein d’une Nature panthéiste où tout communie avec tout. Tout comme le pianiste communie avec Liszt, lui fait confiance, s’en fait le porte-voix sensible, acérant ici sa diction, peaufinant là ses nuances.

Vite une brève incursion dans les Années de pèlerinage avec le Sonnet 104 de Pétrarque ! Celui de tous les contrastes : entre feu et glace, angoisse et espérance, enthousiasme et tristesse. Difficile, à moins de faire le pisse-vinaigre, d’imaginer interprétation plus idoine.

Quelle heureuse idée de jumeler pièces difficiles (tant à jouer qu’à écouter) et pages plus accessibles, telle le très populaire Rêve d’amour - pièce charmeresse entre toutes, par sa mélodie à la fois très simple et très belle, ses harmonies délicates aux modulations imprévues -, telle, encore, la 3e Consolation, où le pianiste de chez nous montre qu’il possède à un degré éminent le sens de l’effusion lyrique, si rare chez tant de broyeurs d’ivoire ou esbroufeurs d’estrade aux manières ferraillantes de pseudo-virtuoses.

Après une page aussi énigmatique que hypnotique (Nuages gris), où, avec les moyens les plus réduits, Liszt parvient à nous remuer durablement, le récital s’achève par l’une des innombrables transcriptions auxquelles le rhapsode magyar s’adonna avec moult délectation toute sa vie durant : les Réminiscences de Don Juan. Brillantes variations paraphrasant trois moments clés de l’opéra de Mozart. Technique sans faille, phrasés charmeurs (comme il se doit pour brosser le portrait du mythique séducteur), Jean Muller s’y montre d’abord et surtout généreux et chaleureux. Tout comme dans les deux bis qu’il est revenu, sous les vivats, distiller avec une extraordinaire poésie pour l’un (Chopin) et maestria pour l’autre (Liszt/Horowitz). Coda prenante d’une soirée toute en émotion pénétrante.

José Voss, Letzebuerger Land

 

 

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 Récital Liszt

Lyrisme et Bravoure - Le pianiste Jean Muller dans l'église SS-Pierre-et-Paul

Un pianiste particulièrement inspiré pour l'édition 2007 du festival d'Echternach...Dans un programme voué à Liszt, le pianiste luxembourgeois Jean Muller a ébloui les auditeurs par son expressivité puissante et son jeu déterminé. Cette force trouvait des contrastes émouvants dans les moments poétiques d'une grande limpidité...

Hilda van Heel, Luxemburger Wort 22.6.2007

 

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Concours Poulenc

...Il dégage une solidité dans sa technique pianistique, et offre en même temps de très belles interprétations. Tout y est : les doigts, la tête, le cœur.

Jean-Claude Pennetier

Le Populaire du Centre - 22.12.2004

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Piano Coup de Cœur

Liszt, Chopin, Civitareale, Françaix JCH 2004 - 02

Quel beau disque ! Le jeune pianiste luxembourgeois Jean Muller y fait preuve d’une virtuosité et d’une originalité absolument remarquables, tant dans Liszt que dans Chopin ou encore dans les œuvres contemporaines retenues. On est tout d’abord saisi par l’intelligence de la construction, par la justesse de l’architecture des œuvres et l’autorité qui se dégage de ce jeu brillant et orchestral. Véritablement enthousiasmant dans la trop rare Rhapsodie espagnole de Liszt, Jean Muller convainc tout autant dans la redoutable Sonate en si mineur dont il offre une lecture parfaitement maîtrisée et grandement originale. Doté d’une acuité rythmique rare, il parvient à ne jamais laisser retomber la tension et avance inéluctablement vers la lumière sans jamais se laisser déborder. On apprécie le véritable musicien déjà totalement mature et qui sait tout à la fois s’écouter et se « lâcher » quand la musique l’exige, évitant constamment le piège de la distanciation. Les deux Nocturnes de Chopin sont tout aussi réussis et la Quatrième Ballade, toute d’intériorité, comporte de forts beaux moments de poésie. Là encore, le jeu du pianiste est parfaitement équilibré et dégage un certain sentiment d’évidence, tant ses choix sont le fruit d’une conception certes particulière mais puissamment réfléchie. On retrouve les mêmes qualités évidentes dans les délicieuses pièces du trop méconnu Jean Françaix, intitulées 5 Bis, brillantes, humoristiques, pleines de charme et de clins d’œil que Jean Muller ne manque jamais de mettre en avant. Ce disque est le fait d’un musicien absolument remarquable et l’on surveillera attentivement dans les mois à venir d’éventuelles apparitions publiques (ou bien un autre disque) de cet artiste, poète tout autant que pianiste. Une très belle réalisation, qui plus est admirablement enregistrée.

Robert Harmon, Piano Magazine 11/12 2004